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Loïc Cado, la musique dans les champs

Loïc Cado, la musique dans les champs

"Mais J'ai déjà eu ma bobine dans "Nous, vous ,Ille" il y a quelques temps ..." "Et puis, ça va intéresser qui ?"

Pas vraiment convaincu au départ par l'idée qu'on parle de lui dans "L'écho de Bourgbarré", Loïc Cado a finalement accepté de jouer le jeu de l'interview.
Voici, à travers les réponses qu'il nous a données, un portrait de ce bourgbarréen à la fois paysan et musicien...

Quand as-tu commencé l'accordéon ?

J'ai pris des cours à partir de mes 9 ans jusqu'à l'âge de 15 ans. Avec Yvon Masson, une pointure dans le milieu de l'accordéon sur Rennes. Le répertoire, c'était musette et classique. A 13 ans, j'ai commencé à jouer dans les bals, pour les mariages, les fêtes de villages... J'ai d'ailleurs fait ça assez longtemps. J'étais une sorte d'intérimaire du balloche. Je remplaçais au pied levé les musiciens qui ne pouvaient pas assurer leurs dates. C'est une très bonne école. Ces orchestres sont capables d'enchaîner 50 morceaux dans une soirée, en se baladant de Piaf à Moon Martin...

C'est très loin de ton univers musical actuel. Que s'est-il passé ?

Vers 15 ans, j'ai commencé à écouter du rock et tout en continuant l'accordéon, je suis passé à d'autres instruments: la guitare, la basse, le clavier... Après le lycée, j'ai commencé à faire du rock dans des groupes rennais. J'ai fait partie d'A.K.O un groupe de funk-rock qui marchait très bien dans ces années là. On a même fait la 1ère partie de Noir Désir à l'UBU en 88.
C'est avec A.K.O que j'ai repris l'accordéon sur scène. Aujourd'hui, cet instrument est utilisé par toute une mouvance rock, avec des groupes comme « la rue kétanou », mais à l'époque ça ne collait pas du tout avec l'univers du rock. Le mélange de genre, moi ça m'a toujours plu. Retranscrire un morceau de Led Zeppelin pour le jouer par exemple, c'est vraiment un truc qui me plaît.

A un moment, as-tu eu envie de faire de la musique ton métier ?

Je me suis posé la question, mais finalement j'ai toujours préféré ce statut d'amateur... A cause du nom aussi, parce que ça sonne comme "aimer".
Professionnellement, j'ai travaillé dans l'industrie avec mon DUT en génie thermique, et puis j'ai bifurqué... J'ai repris la ferme familiale.

Agriculteur et musicien, amateur mais presque professionnel, c'est compatible ?

Pas trop. Surtout que je me suis lancé dans la culture du tabac. Les récoltes s'échelonnaient de l'été à l'automne, en plein dans la période des festivals. Du coup, c'était impossible de m'engager dans un groupe. Par contre, tous les ans, à la fin de la récolte, je faisais une grosse fête où j'invitais tous mes copains musiciens.

Qu'est ce qui t'as fait replonger dans la musique ?

D'abord, j'ai arrêté de cultiver le tabac. Ensuite, on a reformé un groupe avec des musiciens issus du traditionnel et du rock: « Daonie See » . Le mélange de genre encore.... Solenn, la chanteuse arrivait avec un répertoire traditionnel gaëlique. Nous, les musiciens, on a apporté nos influences rock, ska, bossa et c'est parti très fort... Un peu trop peut être... Depuis, le groupe a éclaté...

Tu joues actuellement dans "Jimme et les balles d'amour" avec Jimme O'Neill qui est issu de la pop-rock écossaise et dont le groupe "les Silencers" fait une carrière internationale... Comment vous êtes vous rencontré ?

Jimme vivait en Bretagne depuis quelques temps et il est venu à une des dernières fêtes du tabac. Il avait sa guitare, je l'ai accompagné à l'accordéon sur un morceau... Le courant est passé... On a commencé à créer un répertoire original avec des chansons en français. Un contrebassiste, Titi Petel et un batteur, Baptiste Brondy nous ont rejoint et ça a donné "Jimme et les balles d'amour". Ca allie l'énergie du rock et le swing du jazz et du balloche. C'est très festif. On fait une quinzaine de concerts par an.

C'est quoi "Label Monnaire" ?

C'est une association basée ici, à La Monnaire, dans ma ferme, qui aide les groupes de musiciens naissants en mettant à leur disposition un local de répétition et du matériel. D'expérience, je sais que l'envie de jouer ensemble ne suffit pas à faire de la bonne musique. Il faut avoir un soutien matériel et surtout une oreille extérieure qui puisse guider la création. Avec "Label Monnaire, j'essaie, modestement de rendre ce service aux musiciens.

Un groupe, des groupes ... As-tu des projets plus personnels dans le domaine musical ?

Oui, j'ai quelques compositions sur le feu, des chansons, certaines sont même abouties. Après avoir tâté de beaucoup d'instruments, j'ai envie de chanter... Maintenant, il va falloir que je trouve du temps...

Propos recueillis par Jean-Michel Fourage

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