
La nouvelle caserne de Corps-Nuds ouverte en novembre 2009, a été inaugurée en mars 2010. Quatre femmes font partie des sapeurs-pompiers de la caserne dont Laure Heinry. Quatre bourgbarréens sont également pompiers… Killian n’est pas encore sapeur-pompier mais il est présent de temps en temps à la caserne de Corps-Nuds. Nous les avons rencontrés.

Laure Heinry est bourgbarréenne. Cette jeune femme de 22 ans est actuellement en dernière année de formation d’éducatrice spécialisée à l’IRTS de Rennes.
Elle a toujours aimé le sport, la gym notamment. Entraîneur, elle passe l’AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours). “Connaître les premiers gestes à effectuer lors des secours aux personnes m’a permis d’être rassurée. Et puis, il y a l’adrénaline qui monte. Ça a été les premiers contacts avec le monde du secourisme”. Suite à une réunion organisée à Bourgbarré par les sapeurs-pompiers de Corps-Nuds, elle découvre davantage ce milieu : “plus je découvrais, plus j’adorais !“ En 2007, elle envoie au chef du centre de secours de Corps-Nuds une lettre de motivation. “Ma motivation, ma condition physique et mon temps libre ont été les principaux sujets de discussion lors de l’entretien”. Chaque centre de secours doit respecter un quota de sapeurs-pompiers. Celui de Corps-Nuds recherche essentiellement des personnes disponibles en journée. Après l’acceptation de la demande de Laure par le SDIS 35 (Service Départemental d’Incendie et de Secours d’Ille-et-Vilaine), elle a dû suivre plusieurs modules de formation afin d’être opérationnelle. Chaque module doit être validé permettant ainsi l’accès au module suivant. Ils sont au nombre de 4 : le module administratif, les opérations diverses, la formation incendie et la formation secours à personne. Laure devient sapeur-pompier volontaire en décembre 2008 et est réellement opérationnelle environ un an après. Elle peut désormais participer à tout type d’intervention.
Les formations de sapeur-pompier sont très nombreuses, Laure a dernièrement suivi une formation feu de forêt. Trois équipes d’astreinte tournent à Corps-Nuds. Laure est donc de garde une semaine sur trois. Chaque pompier gère lui-même ses périodes de disponibilités. Lors de sa semaine de garde, elle conserve son biper sur elle. Il y a également ce que l’on appelle les gardes actives. Présents sur le centre, ils inventorient le matériel, nettoient le centre et travaillent leur condition physique. Laure souhaite maintenant suivre la formation “Caporal”. Elle lui permettra de passer un grade, mais surtout d’appréhender différentes techniques “incendie” qui ne sont pas enseignées lors de la formation initiale.
Laure est satisfaite : elle commence à avoir à son actif un bon nombre d’interventions. “Ce qui me touche le plus, c’est la détresse humaine, la solitude,… le secours à personnes représente 80 à 85 % de nos interventions ! On est bien loin de l’image du pompier qui intervient sur un incendie ! Ça rejoint ma formation d’éducatrice spécialisée, et je me sens assez à l’aise dans ce genre de situation”.

Killian Poupelin a 15 ans. Interne au collège des Cordeliers à Dinan, il occupe tous ses samedis matins à la caserne de L’Hermitage, l’école départementale des jeunes sapeurs-pompiers. Killian a commencé cette école à l’âge de 12 ans, pour 4 ans. Sa première rencontre avec les pompiers s’est faite grâce au fils de sa nourrice qui a suivi cette formation. Lorsque Killian a l’âge de la suivre à son tour, il envoie une lettre de motivation à la caserne de L’Hermitage et obtient un entretien. Sa motivation et sa condition physique lui permettent de rentrer en 1ère année. Les cours ont lieu tous les samedis matins de 8 h à 12 h : beaucoup de sport (course à pied, renforcement musculaire, sports collectifs, …), des techniques “incendie” (manoeuvres,…) et de la cohésion !
“En 1re année, nous sommes 26 à suivre cette formation. Il faut être très assidu. Il y a des contrôles écrits régulièrement. Pour l’instant, je ne peux pas intervenir avec les pompiers de Corps-Nuds : je suis trop jeune et pas assez formé ! Ce qui est intéressant, c’est d’être encadré par des professionnels”.
Propos recueillis par Catherine Dénès (Echo Avril 2011)
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